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Les 10 tendances qui tireront le marché en 2012

Au début de cette deuxième décennie du XXIème siècle, le logiciel d’entreprise subit de profondes mutations. Sa structure, ses modes de consommation et jusqu’à ses processus de conception et de production sont bouleversés. La généralisation du modèle SaaS associé au cloud computing, la virtualisation, les applications mobiles, les approches de type “Green”, le boom des réseaux sociaux changent les usages de l’outil informatique. Voici les 10 tendances de l’année 2012 :

1- Cloud computing : une révolution en marche
C’est le buzz de l’année. Les entreprises sont encore loin d’avoir toutes propulsé leurs salles blanches dans “les nuages”, mais le concept est dans tous les esprits. Plus qu’une nième technologie, le “cloud” est une conception révolutionnaire de l’informatique qui induit de nouveaux usages et modes de consommation. La possibilité offerte à l’utilisateur de disposer librement, à sa demande, de ressources informatiques diverses (matériels, logiciels, applicatifs et services) et de ne les payer qu’à l’usage, sans investissement lourd, a en effet de quoi séduire. Les entreprises voient dans cette nouvelle approche de l’externalisation du SI l’avantage de maîtriser leurs coûts de fonctionnement, voire une meilleure qualité de service. Les freins technologiques et culturels demeurent toutefois puissants et la mise au point du modèle, qui suppose disponibilité et sécurité comme conditions sine qua non, reste à parfaire. Le déploiement du cloud cherche ses formules. Aussi voit-on coexister différentes approches : cloud privé (sans externalisation), cloud communautaire (partage entre entreprises ayant des préoccupations communes), Cloud public (un même fournisseur offrant ses services à un grand nombre d’entreprises), cloud hybride (combinaison de plusieurs types de Clouds). Les éditeurs travaillent à l’élaboration d’offres diverses de plateformes (PaaS), d’infrastructures (IaaS) et d’applicatifs (SaaS…) qui soient pour eux économiquement viables, en s’appuyant sur le principe de mutualisation de fonctions standard et sur l’enrichissement prometteur de services de personnalisation (fournis par un écosystème de partenaires spécialisés) pour mieux répondre aux attentes du marché.

2-  La virtualisation rampante du système d’information
C’est le pré-requis technique du cloud. La virtualisation des serveurs, des unités de stockage et des postes de travail (ce qu’on appelle aussi la “dématérialisation du système d’information”) a commencé il y a déjà plusieurs années, bien avant que ne soit médiatisé et défini le principe du cloud. Avec le cloud, la virtualisation, engagée avec les serveurs, s’étend à toutes les ressources, gagne les couches hautes du système d’information, englobant les postes de travail et les applicatifs. De même que le cloud, la virtualisation participe au mouvement général de l’éclatement des infrastructures traditionnelles. L’impact (sur l’organisation de l’entreprise et notamment sur la DSI) d’une virtualisation totale de
l’informatique n’est pas négligeable : les entreprises doivent s’y préparer.

3 – La vague du SaaS portée par le Cloud
Né dans le sillage de l’ASP (dont plus personne ou presque ne parle aujourd’hui), le Software as a service, combinaison de logiciel et de service, gagne en crédibilité pour les prescripteurs : la facilité d’accès qu’il apporte à l’outil de gestion (accès par Internet, comme à la maison !), le principe de la tarification en mode locatif (aidant l’entreprise à maîtriser ses coûts opérationnels) et l’hébergement du logiciel chez l’éditeur ou chez un prestataire tiers (allégeant l’utilisateur des contraintes de maintenance et d’évolution), constituent les principaux atouts du logiciel en mode SaaS. Les architectures et offres proposées “en nuages” par divers hébergeurs vont contribuer à booster le SaaS, avec la proposition de bouquets applicatifs dans une offre globale incluant des services plus ou moins personnalisés. Tous les éditeurs de logiciels, quel que soit le domaine de gestion, l’ont bien compris et proposent désormais une version SaaS, ou du moins en mode hébergé/locatif de leurs solutions. Le progiciel traditionnel (“on premise”) a vécu, vive le “progicloud”.

4 La dématérialisation tous azimuts
Le terme de dématérialisation, souvent galvaudé, porte à confusion. Il désigne une tendance générale de l’évolution du système d’information mais ses applications sont diverses. Il ne faut pas confondre la dématérialisation du SI (virtualisation), la dématérialisation des logiciels (SaaS), la dématérialisation des documents (passage du papier au numérique) et des flux documentaires, et enfin la dématérialisation des processus. Cette
dernière tendance gagne les processus métier, bouscule les
habitudes de travail, déporte les tâches à valeur ajoutée et modifie
les relations de l’entreprise avec le monde extérieur. Les processus
RH (dématérialisation du bulletin de paie, télédéclarations, erecrutement,
e-formation…) font figure de proue dans le domaine.

5 – La BI au service de l’analyse du business
Le décisionnel ne cesse d’évoluer, pour répondre à des besoins de plus en plus diversifiés, à des populations de plus en plus importantes. Les éditeurs ont tenté de combler les attentes d’outils plus ouverts, moins coûteux, plus faciles d’usage, afin d’en démocratiser l’accès à tous les étages de l’entreprise. Des solutions plus light, plus agiles, user friendly, utilisables à la demande, se multiplient. Les grandes plateformes sont poussées par ce mouvement de démocratisation. Pour être plus proches de l’utilisateur métier et néanmoins être capables de prendre rapidement en compte une forte volumétrie d’informations, il a fallu trouver des techniques nouvelles (BI in memory) accélérant la restitution des requêtes. Le marché réclame maintenant des outils permettant d’anticiper la prise de décision (BI “prédictive”). Surtout, il faut noter le formidable essor de ce que l’on appelle le Business Analytics : les fonctions décisionnelles ne sont plus un simple outil d’aide à la décision, elles fonctionnent comme support direct et quotidien du métier et du business, du reporting financier, de l’analyse des ventes et des clients, et de la performance globale de l’entreprise.

6 – De l’informatique à la gestion de l’information
De la gestion de la donnée brute, formatée, structurée, sagement hébergée dans les bases et les entrepôts de données, on est passé à une autre dimension : le traitement de l’information. A côté des données de référence de l’entreprise (MDM), on trouve d’autres contenus, encore plus chargés de sens, mais ceux-ci, non-structurés, sont protéiformes, multimédia, issus du web et… voués à une formidable et exponentielle volumétrie. Pour éviter les effets pervers de l’infobésité, ces informations et contenus, dont il faut identifier et contrôler la valeur, le sens et la pertinence, doivent être, dès leur création, épluchés, suivis, sécurisés, indexés, agrégés, partagés, valorisés, diffusés, authentifiés, certifiés, archivés. C’est tout l’enjeu de la gestion de contenu, de la dématérialisation documentaire et de l’ECM. L’Information Management a vocation à se superposer au système d’information et à irriguer en transversal l’ensemble des domaines de gestion de l’entreprise. Les logiciels très divers sollicités tout au long du cycle de vie de l’information sont promis à un bel avenir.

7 – Le “social”, nouvelle dimension du collaboratif
La collaboration ne se cantonne plus à des outils de partage de documents en réseau complétés de workflows de validation. Alors que l’entreprise moderne connaît un éclatement de ses structures hiérarchiques traditionnelles (même si “l’entreprise 2.0″ reste une utopie !), les réseaux sociaux d’entreprise (RSE) ont vocation à assurer aujourd’hui une communication plus directe, plus immédiate, conversationnelle. Tous les acteurs de l’entreprise, internes (salariés) comme externes (partenaires, fournisseurs, clients) sont concernés. D’où toutes les déclinaisons du terme “social” (c’est-à-dire collaboratif) applicables aux divers domaines de gestion: CRM social, RH social, BI social, BPM social, etc. De façon plus générale, les logiciels de dernière génération, grâce à l’apport des technologies Web 2.0, tiennent mieux compte de l’individu et de la relation interpersonnelle.

8 – Les applications mobiles : ça bouge !
Les services mobiles vont connaître dès 2012 un véritable boom grâce au standard NFC (“Near Field Communication”). La GSMA, association internationale de près de 800  opérateurs mobiles, vient en effet de s’engager en faveur de cette technologie qui ouvre d’immenses perspectives dans les applications de paiement et d’authentification de la personne, rendant possible le déploiement à grande échelle d’une quantité de nouveaux services : paiement sans contact, billetterie dématérialisée, porte-monnaie électronique, titres de transport (tickets, cartes d’embarquement), coupons de réduction et cartes de fidélité, abonnements à des services divers, lecture d’affiches interactives (informations
touristiques, horaires de bus, informations commerciales…), transfert de données personnelles et d’argent entre particuliers, accès sécurisé à des bâtiments, etc. Les fonctions CRM, marketing, logistique et transport sont directement concernées.

9 – Agilité et personnalisation
Dans un contexte économique général où l’incertain est devenu la règle, les entreprises ont toujours de plus en plus besoin de solutions capables de s’adapter rapidement à des contraintes de gestion fréquemment remise en question ou à des cas particuliers, voire exceptionnels. Tous les éditeurs ont pris conscience de cette demande forte du marché. Les éditeurs assouplissent les modes de paramétrage, trouvent des astuces pour faciliter l’évolutivité de leurs offres. Les architectures SOA sont conçues pour assembler des fonctions et services à la façon d’un jeu de Lego. Les systèmes de gestion des règles métier ont vocation à traiter plus souplement que les ERP des systèmes de gestion complexes ou très spécialisés. Dans le domaine très porteur du BPM (gestion des processus métier), l’on voit apparaître des solutions flexibles et évolutives, aussi performantes que des développements spécifiques mais moins coûteuses. La gestion des processus et des documents devient capable de gérer des processus métier particuliers, au
cas par cas (Case Management).

10 – Green software : la poussée verte
Alors que le prix du pétrole augmente à nouveau de façon sensible, l’objectif principal, notamment dans des secteurs comme la gestion industrielle, la gestion des bâtiments, la logistique et es transports, reste la capacité des progiciels à accompagner les entreprises vers de nouveaux modèles, dont les mots-clés sont : “green”, développement durable, risk management . Un travail en profondeur qui émerge à peine dans le monde du progiciel. Ce qui commence à être visible aujourd’hui : le reporting extra financier, c’est-à-dire la mesure sur tableaux de bord des consommations et les empreintes carbone, les outils de construction du reporting sociétal et environnemental (RSE), la mesure de la conformité aux règlementaires de plus en plus contraignants et enfin les outils de pilotage des projets.

  • http://www.suite-entreprise.fr/ gestion de projet

     En se positionnant sur des prestations de Cloud Computing de
    bout-en-bout, reposant fortement sur leurs infrastructures réseau, les
    opérateurs ne tentent-ils pas de retenir captives les entreprises ?
    Orange met en avant sa promesse de réversibilité et IDC souligne les
    atouts de ces acteurs du Cloud.

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